Projets soutenus

Label Epicerie

Une nouvelle épicerie coopérative et solidaire.
Création en juin 2018 d'un poste animatrice en relations sociales.
Projet parrainé par Isabelle Kerkhof, Vice-prédisente de la Communauté Urbaine de Dunkerque.

Le projet

L'association La Petite Pierre est un collectif de six associations impliquées dans l'aide alimentaire. Ces associations ont fait le constat que l'aide alimentaire ne permettait pas un accès digne à une alimentation équilibrée pour des foyers dont les moyens sont extrêmement limités. De plus, certains publics, comme les personnes âgées ou isolées, ont des revenus trop faibles pour couvrir leurs besoins alimentaires sans pour autant pouvoir bénéficier de l'aide alimentaire. Enfin, certains bénéficiaires de l'aide alimentaire ne souhaitaient plus rester passifs mais au contraire devenir acteurs de l'aide qu'ils perçoivent en s'impliquant dans la distribution. De ces constats est née Label Epicerie.

Des légumes, des yaourts, du beurre, du fromage… issus des circuits courts, c'est désormais à la portée de tous grâce à Label Epicerie, une épicerie coopérative et solidaire dont l'objectif est d'offrir un accès à une alimentation sûre et saine pour tous et dans un lieu de vie favorisant la démocratie participative. Le soutien de la Fondation a permis à l'association La Petite Pierre de recruter Lydie Hermary, 46 ans, en tant qu'animatrice en relations sociales. Lydie a pour missions d'animer des groupes de réflexion avec les adhérents et les bénévoles, d'accompagner les initiatives des adhérents et de faire le lien entre les différents groupes. Elle doit également superviser l'accueil des familles en demande d'aide alimentaire et établir la communication avec les partenaires sociaux.

 

9, rue des Platanes

59210 Coudekerque-Branche

Facebook : Label Epicerie

 

DÉCOUVREZ LE PROJET EN VIDÉO

 

Témoignage de Stéphanie Ambellié, coordinatrice de Label Epicerie à Coudekerque-Branche

 

« Notre épicerie coopérative et solidaire fonctionnera avec des bénévoles et nos adhérents bénéficiaires et sera accessible à tous puisque les prix seront modulés en fonction des revenus. Nous proposerons des produits bio et des produits frais en circuit court qui pourront faire le complément avec les colis alimentaires traditionnels. Actuellement, nous avons des bénévoles et une cinquantaine d'adhérents qui s'impliquent dans la création de cette épicerie qui devrait voir le jour au cours du premier semestre 2019. Pour mener à bien ce projet, nous avions besoin d'un animateur en relations sociales pour faire le lien entre les bénévoles et les adhérents. Nous avons choisi Lydie parce que nous avons immédiatement détecté chez elle une envie d'aider les autres et une appétence pour le social et le contact humain. Son discours nous a convaincus et nous ne regrettons rien car elle s'est parfaitement adaptée à notre structure et réalise un travail remarquable, tant avec les bénévoles qu'avec les bénéficiaires. Nous espérons que ce travail lui permettra de retrouver la confiance perdue durant ces années de chômage. Et que le territoire tirera profit de notre projet qui doit aider les plus fragiles à retrouver leur dignité et une certaine foi en l'avenir, avec qui sait, un nouvel emploi au bout du chemin ».

 

Elle a trouvé un travail grâce à la Fondation : Lydie Hermary, 46 ans, Coudekerque-Branche

« Mon contrat au sein d'un CCAS n'a pas été renouvelé. J'ai donc cherché un nouveau travail, tout en faisant du bénévolat dans plusieurs associations. Malheureusement, pendant deux ans et demi, je n'ai rien trouvé. Cette situation commençait à devenir invivable, d'autant que j'élève seule mes trois enfants. Et puis, j'ai vu que la Fondation du Dunkerquois Solidaire organisait une réunion avec l'association La Petite Pierre pour son projet de création d'une épicerie coopérative et solidaire. J'y suis allée. C'est là que j'ai entendu parler de la création d'un poste d'animatrice en relations sociales. C'est exactement le poste que je cherchais. J'ai toujours voulu travailler dans le social et les relations humaines. J'avais envie d'aider les gens, en retour de ce que moi aussi j'avais pu recevoir quand je me suis retrouvée dans la précarité à certaines périodes de ma vie. J'ai postulé. Quand j'ai su que j'avais décroché le poste, j'ai pleuré. C'était la fin de la galère pour mes enfants et moi. Je travaille sur le projet d'épicerie coopérative et solidaire depuis le 1er juin 2018. Mon travail me passionne. Je suis chargée de la gestion des bénévoles, d'établir les plannings, d'animer l'accueil de nos adhérents. Ce sont des personnes très souvent en grande détresse. Il est donc primordial de savoir les accueillir, les écouter et leur redonner confiance en elles. Je suis très heureuse dans mon travail qui m'offre de nouvelles perspectives personnelles et professionnelles. Je suis libérée d'un grand poids et cela se ressent dans mes relations avec mes enfants ».